Criminologue · Chercheur · Auteur
Professeur assistant en sciences comportementales à l’Université de Lucerne. Lauréat d’un ERC Starting Grant et responsable du projet TRACES: Terrorism, Race and Embodied Security.
Ahmed Ajil est docteur en criminologie. Depuis septembre 2026, il est professeur assistant en sciences comportementales, avec un accent sur la criminologie et la recherche sur la sécurité, à l’Université de Lucerne. Il dirige par ailleurs la recherche dans le cadre du projet financé par le FNS Entre intensification et relativisation, rattaché au Département d’études religieuses, sous la responsabilité du Prof. Martin Baumann.
En 2025, il a obtenu un Starting Grant du Conseil européen de la recherche (ERC) pour son projet de recherche de cinq ans « TRACES: Terrorism, Race and Embodied Security », qui lui a valu sa nomination comme professeur assistant à l’ Université de Lucerne.
Il dirige par ailleurs une équipe au Zug Institute for Blockchain Research (ZIBR), une initiative conjointe de l’Université de Lucerne et du canton de Zoug, à l’intersection de la blockchain, de la sécurité, de la criminologie et de la lutte antiterroriste.
Il est également spécialiste à RADICAL, le service de männer.ch qui accompagne les hommes dans leur prise de distance vis-à-vis des visions du monde légitimant la violence et des processus de radicalisation, et coanime avec Kambez Nuri le podcast Keshmesh.
Ahmed a étudié les relations internationales aux Universités de Genève et d’Alicante, et a obtenu le MA Applied Security Strategy à l’Université d’Exeter, où il a rédigé son mémoire sur les combattants étrangers britanniques de retour de Syrie et d’Irak. Il a ensuite travaillé dans le secteur des ONG en Jordanie avant d’entamer un master de droit en criminologie et sécurité à l’Université de Lausanne, avec un semestre d’échange à l’Université de Montréal.
Sa thèse de doctorat, menée à l’Université de Lausanne et à la Faculté de science politique de l’Université Laval à Québec, a été soutenue par la bourse Doc.CH du FNS. Le livre qui en a résulté, Politico-ideological violence and mobilisation in the Arab World: All in, a été publié chez Routledge en 2023.
Ses recherches Postdoc.Mobility sur « le décryptage et l’évaluation du dispositif antiterroriste suisse » ont inclus des séjours à l’Université Libre de Bruxelles, à l’Institut Max Planck de Fribourg-en-Brisgau et à la School of Oriental and African Studies de Londres.
En dehors du monde académique, Ahmed a travaillé comme assistant de recherche au Centre suisse de compétences en matière d’exécution des sanctions pénales, où il a publié en 2022 le manuel Sécurité dynamique en milieu pénitentiaire. Il a également travaillé comme analyste criminel à l’Office fédéral de la police (fedpol). Il réalise ponctuellement des mandats de recherche pour des organisations nationales et internationales — et s’adonne avec plaisir à l’écriture littéraire.
Membre du comité
Groupe suisse de criminologie
Membre
Canadian Network for Research on Terrorism (TSAS)
Membre
Swiss Law and Society Network
Membre
Société suisse Moyen-Orient et civilisation islamique (SSMOCI)
Affilié
Centre for the Prevention of Violence, Arizona State University
Fellow
Centre de recherche en droit pénal (CRDP), Université Libre de Bruxelles
Islam & Society, septembre 2026
Pourquoi le prisme de la masculinité est plus fécond que celui de la religion pour analyser le jihadisme. Identifie trois rôles imbriqués — protecteur, pourvoyeur, procréateur — exploités par les récits de radicalisation, et montre comment les idéaux de masculinité combattante se recoupent entre société majoritaire et propagande extrémiste, plutôt que d’émerger dans une bulle idéologique isolée.
Lire l’article →niudad.ch, mai 2026
Le parcours d’un père qui transmet l’arabe à sa fille en Suisse alémanique — identité, transmission de la langue par la méthode OPOL et regards parfois étonnés dans l’espace public.
Lire la tribune →laRegione, août 2026
Sur les agressions au couteau qui ont secoué Lugano en août : pourquoi expliquer la violence des jeunes par un «problème culturel» est un modèle explicatif partiel, mobilisé seulement pour des auteurs non blancs — les mêmes actes commis par des Suisses blancs ne sont jamais «culturalisés». Ajil pointe plutôt la masculinité toxique, les pressions psychologiques et socio-économiques du jeune âge adulte et l'accès aux couteaux, et appelle à un travail social proactif et des contrôles ciblés sur les couteaux plutôt qu'à des explications culturalistes.
Lire la suite →